Jour 8 : Retour aux bacs à sable

25 février 2020

La journée commence difficilement. Le portable d’Anthony s’est déchargé dans la nuit et nous avons donc loupé le réveil. Il secoue fortement Gwen qui émerge en sursaut.

Tout ça pour n’avoir que 5 minutes de retard sur l’alarme initialement prévue !

D’autant plus qu’à 7 h 30 retentit la musique officielle du 4L Trophy pour réveiller le bivouac.

Décidément, Suzanne n’est vraiment pas du matin. Elle devient exigeante : elle refuse de démarrer exception faite de si elle est branchée à la batterie de Francesco… Il semblerait que nous assistions à la naissance d’une idylle entre 4L.

Nous partons sur la première boucle dans les dunes de Merzouga.

Gwen en copilote, les choses se compliquent dès le début : où est le bel arbre ? Aujourd’hui encore c’est un vrai mystère !

Au bout d’à peine 4 kilomètres, nous nous confrontons au premier bac à sable de la journée. Quelques voitures nous précèdent. Petite pause pour évaluer par où passer et c’est parti. Ça débute bien et puis, comme tout le monde, nous nous ensablons.

Nous découvrons alors l’entraide des trophistes. Nous désensablons 3 voitures puis tout le monde vient nous aider avec notre 4L.

Quelle rage de découvrir que, quelques minutes après notre plantage, l’organisation a mis en place un chemin, fait avec des plaques de désensablages, et contrôle le trafic.

Nous sommes néanmoins heureux de pouvoir en bénéficier… une fois parvenus à revenir sur du sable dur.

Formés aux oueds, nous arrivons sur le suivant en se sentant experts. Les copilotes dehors, 3 chemins possibles, des 4L qui font la queue pour passer.

Joseph s’occupe de la circulation sur notre voie et nous poussons pas loin d’une quinzaine de voitures avant de voir nos pilotes arriver.

Tout à sa joie, Anthony force un peu sur notre bolide et nous sommes secoués dans certaines bosses.

Nous nous arrêtons pour manger avec Pierre-Guillaume et Joseph, et découvrons estomaqués que nous avons parcourus seulement 30 kilomètres sur la centaine de l’étape du jour.

Nous décidons d’échanger les rôles : Anthony devient copilote.

C’est sans aucun doute pour le mieux car, dans la matinée une dispute a éclaté dans l’équipage. En indiquant le cap à Anthony, Gwen a donné un point mouvant à suivre. Elle s’est ensuite emportée contre Anthony qui ne voyait ni le point ni la direction indiquée. Heureusement, le calme est vite revenu, et Gwen s’est attelée à donner des repères fixes pour diriger son pilote.

Nous avions remarqué depuis Rabat, qu’au démarrage quelque chose crissait sous notre capot. On nous a indiqué qu’il s’agissait de notre courroie. Rien d’étonnant puisqu’elles avaient été changées avant notre départ.

Bien qu’un équipage ait essayé de les retendre, le bruit persistait.

En rentrant des dunes, nous passons par le PC Méca. Nous sommes un peu inquiets, car on nous a dit que si on ne les retendait pas elles pouvaient casser … (C’est faux !)

Le mécanicien chargé de faire la répartition entre les différents pôles mettra 2 minutes pour que Francesco ronronne.

Tout curieux que nous sommes, nous découvrons avec surprise que nous avons terminé 522 la veille. 1 kilomètre nous sépare du premier ; nous sommes fiers.

Après un apéritif bien mérité, nous assistons au coucher de soleil depuis les dunes autour du bivouac.

Direction ensuite le JT, le brief puis le repas : un couscous.

Soirée spéciale car c’est la scène ouverte. Avec Anthony, nous écoutons le début puis partons vers la tente d’Enfants du Désert. Leurs projets nous ont touchés et nous souhaitons en savoir plus.

Après cette journée remplie d’images et d’émotions, nous sombrons rapidement dans le sommeil.

 

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